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HISTORIQUE
DE LA
BALISTIQUE
LESIONNELLE. |
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| Parmi
les théories résultant d'observations scientifiques
et de déductions pertinentes, on peut noter : |
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Traicté
des arcbusades :
"cette contusion est tout simplement le résultat
de l’action directe du corps vulnérant".
Pour
lui, rien de plus naturel que les lésions soient
dues au projectile.
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Par
contre, certaines affirmations, telles celles de HAGENBAH
et SOCIN (1870), ne peuvent que laisser perplexe :
« Toute
balle qui dans le corps vient s’aplatir contre
un os doit cautériser les tissus. » |
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Il
analyse les phénomènes avec une approche
plus physique :
« C’est
ainsi que se déchirent les reins, la rate,
la surface du foie et le cerveau. »
Pour
HUGUIER, un certain type de lésion aurait une
explication : la pression latérale des liquides
qui transmettent facilement les forces du fait de
leur incompressibilité.
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| LA
THEORIE DU PROJECTILE-AIR. |
Au
nombre des théories fantaisistes figure celle
du "projectile-air" de MELSENS :
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Il
décrit cette théorie dans les publications
suivantes :
-
Note sur le passage des projectiles à travers
les milieux résistants.
Melsens, CR de l’Académie des Sciences,
1867
-
Note sur les plaies produites par les armes à
feu.
Melsens, Journal de la Société Royale
des Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles,
1872
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- Il tire des balles dans
un cylindre métallique rempli d'eau et déclare
:
“Dans
l’eau, le volume d’air entraîné
par la balle est cent fois plus grand que celui de la
balle elle-même et cette quantité d’air
varie avec la forme et la masse du projectile”.
-
Il tire des balles sur un bloc de plomb et affirme :
“La
balle animée d’une grande vitesse (400
m/s) se déforme contre un plan résistant
en présentant (…) une dépression
au point central et occupe le fond d’un cône
volumineux dont la base est tournée vers le tireur.”
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Au
terme de ses expérimentations au cours desquelles
il interprète mal des phénomènes
cependant bien observés, il conclut :
Les
effets produits sur les tissus par les balles sont la
résultante de l’action de deux projectiles
frappant simultanément :
- Projectile-solide qui se déforme sans changer
de volume
-
Projectile-air qui, comprimé en avant du solide,
tend à reprendre son volume primitif et simule
ainsi l’effet que produirait une balle explosive.
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| Nous
avons un peu insisté sur cette théorie fantaisiste
du "projectile-air" car elle réapparaît
de temps à autres sous des formes à peine
déguisées. |
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Au
cours de la période que nous venons de survoler
on peut identifier schématiquement deux types
de chercheurs.
Certains
chercheurs qui observaient les lésions et les
corélaient à leur expérience de
médecin. Pour eux, ces blessures étaient
similaires à celles causées par des projectiles
autres que ceux lancés par des armes à
feu et relevaient des mêmes soins. Les soins étaient
donnés en fonction de la blessure observée
et non pas en fonction du projectile qui l'avait causée.
D'autres
chercheurs, constatant parfois des blessures plus importantes
que ne laisserait prévoir l'action d'un petit
morceau de métal, tentaient de les expliquer
qualitativement par des lois physiques mal maîtrisées.
A
partir de maintenant, nous allons entrer dans une phase
de recherche où l'expérimentation devient
de plus en plus rigoureuse mais qui, comme nous le verrons,
n'exclut pas pour autant des déductions et des
comportements erronés. |
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