J.J. Dorrzapf
IV
- LES MUNITIONS
Il
existe un nombre impressionnant de munitions. Leur appellation
ne suit bien souvent aucune logique. Des munitions identiques
peuvent porter des noms différents. Le calibre réel
est parfois relativement éloigné de celui
de l'appellation commerciale. Aussi nous bornerons-nous,
ici encore, à parcourir les grandes lignes et à
définir les points communs des munitions modernes.
LA
CARTOUCHE ET SES ELEMENTS
Les
divers éléments ayant pour fonction de propulser
le projectile sont encartouchés. Une cartouche moderne,
indépendamment de son calibre, se présente
selon le schéma ci-dessous :
1
: ogive - 2 : étui - 3 : poudre - 4 : amorce |
La
cartouche présentée ci-dessus est une cartouche
de fusil. La forme de son ogive (le projectile) et de son
étui, de même que leurs dimensions, varieront
selon l'arme à laquelle elle est destinée.
Cependant, on retrouvera toujours les mêmes constituants
de base.
Le
projectile classique est formé d'un noyau en plomb
enfermé dans un chemisage en laiton (balle full metal
jacketted). Si l'on souhaite augmenter les performances
de pénétration du projectile, on peut placer,
en son centre un insert en acier (hard core). D'autres types
de projectiles perforants existent, bien sûr.
Si
l'on souhaite, au contraire que le projectile s'arrête
plus rapidement dans la cible, on cherchera à le
faire s'expanser. A cette fin, on gardera toujours une grande
partie du chemisage en laiton afin d'avoir une bonne prise
de rayures dans le canon, mais on coupera l'extrémité
de façon à laisser le plomb nu (balle "
soft point "). Ce dernier, matériau relativement
mou, se déformera facilement. afin de faciliter cette
expansion, on pourra, en plus creuser une cavité
à son extrémité (balle " hollow
point " ou " soft hollow point ").
On
trouvera, ci-dessous, quelques variantes de cartouches et
d'ogives.
Il
s'agit de czartouches destinées à être
tirées dans des revolvers (bourrelet au bas de l'étui),
le "Desert Eagle" étant le seul pistolet
automatique à être vendu dans une version capable
de tirer ces munitions. Ce sont toutes des cartouches de
.357 Magnum sauf la deuxième en partant de la gauche
qui est de calibre .38 Special (plus courte). En ce qui
concerne les ogives, on distinguera, de la gauche vers la
droite, une tronconique (truncated), une pointe creuse (hollow
point), une chemisée à pointe plate (full
metal jacketted, flat nose), une pointe " molle "
(soft point) et une pointe creuse "molle " (soft
hollow point).
Ci-dessous
on trouvera des cartouches destinées à être
tirées dans des armes longues à répétition,
automatiques ou semi automatiques (fusils, fusils d'assaut).
On
trouvera, de gauche à droite, une cartouche de 7,62
mm x 54 (.308), une cartouche de 5,56 mm x 45 (.223 Remington).
Ces deux premières cartouches sont des calibres OTAN
(NATO). La dernière cartouche, à droite, est
tirée par l'arme russe AK 74, autrement dit Automat
Kalachnikov modèle 1974,(ancien pacte de Varsovie).
Il s'agit du calibre 5,45 mm x 39.
Dans la définition
de ces calibres, le premier chiffre représente le
diamètre de l'ogive, le second la longueur de l'étui.
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Les
quelques lignes que vous venez de lire n'est qu'une porte
entr'ouverte sur le monde de l'armement. Elles peuvent être
considérées comme un pré requis pour
suivre la formation du D.U.B.L.
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