J.J. Dorrzapf
Le
domaine de l'armement englobe les armes et les munitions
qui sont nombreuses et variées. C'est un sujet complexe.
D'autant plus que les nomenclatures et appellations ne procèdent
pas toujours d'une démarche logique.
Nous ne disons pas cela pour décourager le novice,
mais pour l'avertir que ce n'est pas en quelques lignes
que l'on fera le tour du domaine. Par contre nous pourrons
lui donner quelques repères qui lui permettrons d'aborder
des ouvrages plus spcialisés ou des enseignements
et formations propres à l'armement et à la
balistique.
II
- LES ARMES
• Malgré
leurs différences apparentes, toutes les armes possèdent
des points communs
On
trouve sur pratiquement (ici comme ailleurs, il existe toujours
des exceptions à la règle) toutes les armes
les éléments suivants :
-
Un tube: toutes les armes possèdent un
tube ouvert à une extrémité appelé
canon. Il sert de guide au projectile et permet à
la poussée des gaz de s'appliquer correctement sur
ce dernier.
- Une chambre : à l'opposé de la
partie ouverte du tube. C'est la partie la plus épaisse
du canon car c'est là que va s'exercer la plus forte
pression des gaz. Elle doit être étanche soit
en elle même, soit en synergie avec d'autres éléments
de l'arme ou de la munition.
- Une culasse mobile: qui obture la partie arrière
de la chambre lors du tir et permet le rechargement par
son ouverture. Sur les revolvers, il n'existe pas de culasse
mais un rempart.
- Une poignée: c'est par cette partie qu'on
a tient. Sur certaines armes, on peut en trouver deux. On
pourra ainsi la tenir à deux mains.
- Une queue de détente: c'est la partie
externe du mécanisme de détente. C'est sur
cette pièce que va s'exercer l'action de l'index
dans le but de provoquer le départ du coup.
- Des appareils de visée: comme leur nom
l'indique, ils permettent de prendre la visée dans
le but d'envoyer le projectile où on aimerait qu'il
aille.
On
vient de décrire les parties principales communes
aux armes de puissance modérée quelles soient
monocoups, à répétition manuelle, semi-automatiques
ou automatiques. On peut les tenir à une main voire
à deux mains lors des tirs. On les dénomme
justement : armes de poing.
| Pistolet
automatique |
Revolver |
 |
 |
|
1 : canon - 2 : culasse mobile - 3 : poignée
- 4 : queue de détente - 5 : appareils de visée
(guidon à l'avant et cran de mire à
l'arrière) - 6 : chargeur - 7 : marteau et
chien - 8 : barillet - 9
: rempart
|
____________________
Sur
les armes plus puissantes on trouvera :
-
Une crosse : qui prendra appui au défaut
de l'épaule afin d'absorber l'impulsion du recul.
On appelle ces armes des carabines ou des fusils. Les carabines
étant classiquement plus légères et
moins puissantes que les fusils.
 |
Fusil
équipé d'une lunette de tir |
Fusil
d'assaut M 16.
Calibre .223 Rem. (5,56 mm) |
 |
Les
armes (la plupart actuellement) à répétition
manuelle ou automatiques, seront équipées
de :
-
un magasin ou chargeur: fixé à demeure
sur l'arme (barillet, magasin vertical ou tubulaire) ou
amovible (chargeur). Ils permettent d'accroître la
cadence de tir de l'arme en tirant plusieurs coups sans
la recharger.
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Entre
les armes de poing et les armes d'épaule (fusils,
carabines) on trouve des pistolets mitrailleurs et des versions
compactes
Retour
vers le passé
 |
P.M.
Thompson.
Calibre 45 ACP (11,43 mm) |
P.M.
MP 40.
Calibre 9 mm Parabellum. |
 |
Les
" compacts " modernes
 |
Heckler
& Koch
Calibre .223 Rem. (5,56 mm) |
FN
Herstal. P 90
Calibre 5,7 x 28 mm |
 |
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III
- MODE DE FONCTIONNEMENT DES ARMES - Armes à répétition manuelle. Armes
automatiques
Les
premières armes étaient des armes à
un coup. Elles n'étaient capables que de tirer un
seul coup entre chaque rechargement.
Un des facteurs de l'efficacité d'une arme est sa
cadence de tir. On a tôt fait d'adjoindre des magasins
et chargeurs afin de pouvoir tirer plus de coup entre chaque
rechargement.
L'alimentation de l'arme, qui nécessite une force
motrice, était assurée par le tireur qui usait,
en l'occurrence, de sa force musculaire (action de la main
sur la culasse, du doigt sur la queue de détente,
etc.). Ce type d'armes sont à répétition
manuelle.
Toujours dans le but d'accroître la cadence de tir,
on a inventé des mécanismes d'alimentation
utilisant une partie de l'énergie des gaz comme moyen
moteur. Ce sont les armes automatiques (tirant par rafales)
ou semi automatiques (tirant au coup par coup).
Pour
qu'une arme automatique ou semi automatique fonctionne correctement,
il faut, en particulier, respecter un certain " timing
" entre le départ du projectile et le début
du cycle d'alimentation : déverrouillage et/ ou ouverture
de la culasse. Selon le type d'arme, notamment la puissance,
on utilise la force motrice des gaz différemment.
il existe deux modes principaux :
-
L'action directe des gaz : la veine gazeuse présente
dans le canon agit directement sur la culasse, par l'intermédiaire
de l'étui. Sur les armes de poing de faible puissance
(22 LR, 6,35 mm, 7,65 mm) la culasse recule sous cette force
et le cycle d'alimentation débute. Sur les armes
de poing plus puissantes, l'ensemble canon-culasse (plus
massif) recule sur une faible distance et plus lentement
afin de laisser le temps au projectile de quitter le canon.
-
L'action indirecte des gaz : ce principe appelé "
à emprunt de gaz " est utilisé sur les
armes puissantes (fusils, carabines). La veine gazeuse n'agit
pas directement sur la culasse. Une partie des gaz est prise
en un point du canon, par l'intermédiaire d'un trou
évent, après que le projectile l'a dépassé.
les gaz sont dirigés à travers un tube adducteur
et viennent agir généralement sur une pièce
de manoeuvre qui déverrouillera et actionnera à
son tour la culasse.
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